Au lieu de suivre le schéma traditionnel de production, d’utilisation et d’élimination, l’économie circulaire promeut la réutilisation, la réparation, le recyclage et la régénération des produits et des matériaux. En adoptant ce modèle économique, les entreprises réduisent leur dépendance aux ressources vierges, réduisent leur empreinte carbone et favorisent l’innovation dans la conception de produits durables. Susciter l’intérêt du grand public pour l’économie circulaire est donc crucial car en l’absence de son implication, atteindre les objectifs de durabilité devient impossible, vouant à l’échec toute politique volontariste.
Mais comment les perceptions du grand public évoluent-elles sur ce sujet ? Pour répondre à cette question, nous avons utilisé, dans le cadre d’un travail de recherche, les volumes de recherches issus de Google Trends, qui fournit des données sur la fréquence de recherche d’un mot-clé spécifique par rapport au volume total de recherches, sur une période définie et dans une région géographique précise. Autrement dit, plus le volume de recherches est important, plus l’intérêt du public pour ce sujet est grand.
Il en ressort notamment que l’intérêt du grand public pour l’économie circulaire est en partie corrélé avec la mise en place de mesures politiques. Les évolutions s’expliquent notamment par les politiques en place depuis les années 1990, lesquelles ont évolué au fil du temps.
Des « pauses » pendant les subprimes et le Covid
La figure 1 illustre l’évolution des recherches utilisant le mot-clé économie circulaire en France sur une période de 22 ans, s’étendant de janvier 2004 à juin 2022. On constate qu’à partir de mai 2004, le terme « économie circulaire » a commencé à générer des résultats de recherche atteignant un premier pic. Cette année-là, la France a en effet initié les premières actions liées aux politiques de…
La suite est à lire sur: theconversation.com
Auteur: Nabila Arfaoui, Maître de conférences en économie, ESDES Lyon Business School, Université catholique de Lyon (UCLy)

