Macron a toujours rêvé de guerre. Dès mai 2017, il choisissait de fêter sa victoire entouré de militaires sur les Champs-Élysées dans une jeep de l’armée, puis il se déguisait en aviateur sur une base militaire quelques semaines plus tard, des images largement mises en scènes pour les médias.
En 2020, il était le seul président au monde à répéter qu’il était en «guerre» contre un virus, utilisant un vocabulaire militaire pour parler d’une question sanitaire. En 2023, il était à nouveau le seul dirigeant au monde à proposer une «coalition internationale» pour bombarder Gaza avec Israël, avant de se rétracter. Ces derniers jours, il rappelle que la défense fait partie de son «domaine réservé» en tant que chef des armées. Autant dire qu’il est aux anges : une bonne guerre, c’est bon pour les affaires, ça permet de faire taire les oppositions au nom de «l’Union Sacrée», et ça pourrait même sauver sa carrière politique.
Ce vendredi 14 mars, il a convoqué à l’Élysée les principaux industriels de l’armement français : les patrons des firmes Safran, Thalès, Naval Group, Dassault ou KNDS. Il a aussi reçu les représentants des 4.000 petites et moyennes entreprises du secteur de la défense. Macron leur a posé des questions aussi simples qu’inquiétantes : sont-ils capables de produire des armes en masse ? À quelle fréquence et à quel rythme ? En échange de cette augmentation de l’industrie de guerre, Macron leur donne des garanties, à commencer par une enveloppe de 100 milliards d’euros débloquée pour la Défense cette année.
Jeudi 13 mars, le ministre de l’Industrie Marc Ferracci expliquait déjà que le gouvernement allait demander aux marchands de canon d’augmenter «les volumes», et que la France a «la capacité à produire à peu près tout ce qui est nécessaire sur un champ de bataille». À l’entendre, c’est déjà la troisième guerre mondiale. Le Ministre estime que…
Auteur: B

