Ils s’en gargarisent à longueur de journée. Les macronistes mèneraient, depuis sept ans, une politique économique aux résultats flamboyants. Une affirmation que même le déficit public record et la hausse de la pauvreté ne viennent fissurer. Pourtant, derrière les postures, le bilan est loin d’être exceptionnel. Tour d’horizon des arnaques du camp présidentiel.
Une attractivité économique en trompe-l’œil
« La France est le pays le plus attractif d’Europe pour les investissements étrangers pour la 5e année consécutive ! Quelle fierté ! » Sur X (ex Twitter), Bruno Le Maire, désormais ex-ministre de l’Économie, se félicite de la publication, par le cabinet de conseil EY, du nouveau baromètre sur l’attractivité de la France. On est début mai 2024.
Pour avancer cela, l’ancien locataire de Bercy s’appuie sur une donnée majeure qui, depuis des années, est un des éléments de langage principaux des macronistes pour vanter leur bilan : le nombre de projets d’investissements étrangers. La France en possède donc, au niveau européen, le plus. En 2023, c’étaient 1 194 projets contre 733 en Allemagne, par exemple.
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Cocorico ! Sauf qu’une fois qu’on a dit ça cela, on n’a pas dit grand-chose. « Si l’on réfléchit un tant soit peu, ce chiffre n’a guère d’utilité », tacle, dans une tribune très argumentée dans Le Monde, Lucas Chancel, économiste, professeur associé à Sciences Po et à la Harvard Kennedy School, codirecteur du World Inequality Lab à l’Ecole d’économie de Paris.
En effet, pour l’économiste, il faut regarder l’impact concret de ces projets sur l’économie française. Et…
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Auteur: Pierre Jequier-Zalc

