D’ici 2030, l’Écosse s’est engagée à mettre un terme à la perte de biodiversité car c’est l’un des pays au monde où la nature est la plus pauvre. Aujourd’hui, on dénombre environ 200 initiatives de réensauvagement à travers l’Écosse sur 3% des terres et moins de 1% de ses mers.
Publiée au printemps 2026, une étude d’envergure menée par l’organisation de conservation SCOTLAND The Big Picture dévoile des résultats stupéfiants. Elle démontre que même profondément fracturé et affaibli par des décennies d’exploitation, le monde sauvage possède une résilience immense et une capacité à se régénérer à grande vitesse dès qu’on lui en offre l’opportunité.
Des monocultures transformées en forêts diversifiées
Sur le terrain, les projets de réensauvagement portés par le réseau Northwoods s’articulent à l’échelle de domaines de taille moyenne. Plutôt que d’abandonner totalement les espaces, la démarche consiste à transformer les pratiques en profondeur, à accompagner la nature dans son processus régénérateur.
Une des premières étapes : la transformation des monocultures intensives de pins — ces « déserts verts » uniformes et sombres qui bloquent la lumière, acidifient les sols et privent la faune de nourriture — en forêts natives composées d’essences feuillues diversifiées.
En effet, un pin et un chêne n’ont pas la même structure, ne nourrissent pas les mêmes insectes et n’offrent pas le même habitat. Contrairement aux plantations artificielles, les feuillus laissent davantage passer la lumière, fournissent une alimentation abondante indispensable à la vie sauvage, enrichissent la terre et créent des abris sur plusieurs niveaux pour permettre à toute la biodiversité locale de se réinstaller durablement.
327 000 arbres autochtones ont été plantés, et 1368 hectares vont être régénérés naturellement.
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Auteur: Léonore Suied
