Il ne fait plus guère de doute aujourd’hui qu’un usage immodéré et non encadré des écrans a des effets délétères sur le développement des jeunes enfants. Toutefois, les conséquences de l’exposition aux smartphones, tablettes et autres télévisions ne dépendent pas seulement du temps passé devant, mais aussi du contexte d’utilisation et du contenu consulté.
Les écrans occupent désormais une place prépondérante dans nos modes de vie. Ces dernières années, le débat sur les conséquences de l’exposition des tout-petits à leur influence s’est intensifié, tant dans les communautés éducatives et thérapeutiques qu’au sein des familles.
Que sait-on de l’impact réel du temps d’écran sur le développement neuropsychologique des plus jeunes ? Nombre de sociétés savantes et d’associations spécialisées en pédiatrie recommandent de limiter l’usage des écrans durant l’enfance, en particulier chez les moins de 5 ans. Cependant, les recherches révèlent une réalité moins binaire que ce que l’on pourrait imaginer.
En effet, tant le contexte d’utilisation que le contenu consulté conditionnent les effets sur le développement que peut avoir le temps passé devant un écran. Faisons le point.
Des conséquences physiologiques et neuropsychologiques
Une méta-analyse menée récemment a mis en évidence que l’utilisation prolongée d’écrans est associée à de la fatigue oculaire, une sécheresse visuelle et une augmentation du risque de myopie infantile.
En outre, la technologie ne peut ni ne doit se substituer aux jeux, à l’activité physique, au contact avec la nature ou aux interactions avec ses semblables, bref aux stimulations auxquelles sont soumis les enfants au sein de leur environnement.
Des travaux ont montré que remplacer ces expériences par un usage excessif et passif des écrans peut accroître le risque d’obésité, de troubles visuels ou de difficultés…
Auteur: Teresa Rossignoli Palomeque, Personal docente investigador, Universidad Nebrija
