Écrire l’avenir sans Jean-Luc Mélenchon ?

Équation complexe. Comment imaginer une alliance réunissant le plus de composantes de gauche possible après une campagne pleine d’invectives et de divisions idéologiques ? Les socialistes, les écologistes, les « unionistes » du Parti communiste et les « frondeurs » insoumis se creusent la tête pour tenter d’identifier le problème qui les empêcherait d’effacer leurs désaccords et de faire renaître l’union des gauches. Et, après quelques réflexions, tous parviennent au même résultat : le problème se nommerait, d’après eux, Jean-Luc Mélenchon.

La vie politique française ne tourne pas autour d’une seule personnalité.

P. Jouvet

Le triple candidat à la présidentielle et fondateur de La France insoumise (LFI) n’est plus perçu comme celui qui a permis à la gauche de se rassembler sous le nom de Nouvelle Union populaire, écologique et sociale (Nupes). Il est aujourd’hui vu comme le diviseur, celui qui creuse les ­fractures scindant la gauche, celui qui ne peut pas être le candidat de l’union lors de la prochaine présidentielle en 2027. Il faudrait donc faire sans lui. « La vie politique française ne tourne pas autour d’une seule personnalité», euphémise, le 19 mars, en marge d’une conférence de presse, Pierre Jouvet, le secrétaire général du Parti socialiste (PS). « La posture de Jean-Luc Mélenchon, c’est celle qui fait gagner des voix et de la popularité. Mais ce n’est pas celle qui permet de rassembler toute la gauche», estime un eurodéputé écologiste.


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Les initiatives se multiplient pour tenter d’imaginer la suite après le 9 juin. Du côté des « frondeurs » de LFI, Clémentine Autain et

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Auteur: Lucas Sarafian

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