Alors que se clôt le 6 juillet prochain la campagne de dons pour sauver les Éditions sociales et La Dispute et leur permettre de se développer, la rédaction de Contretemps a souhaité leur donner la parole, pour nous en dire plus sur les raisons de cette initiative mais aussi sur l’histoire, les lignes et les activités des deux maisons d’édition. Dans cet entretien avec trois membres de l’équipe éditoriale et de gestion, Clara Laspalas et Noémie Brun (éditrices, aux côtés de Marina Simonin) et Alexis Cukier (philosophe qui contribue bénévolement à la coordination éditoriale), il est donc question notamment des conditions matérielles de l’édition critique indépendante, du slogan « Make marxisms great again » et plus particulièrement des collections GEME et Découvrir des Éditions sociales, de la ligne éditoriale de La Dispute et notamment des collections « Le genre du Monde » et « Travail et salariat », ainsi que des rapports entre marxisme et sciences sociales critiques. Au final, il s’agit aussi de faire mieux connaître le travail d’édition, et d’en comprendre les spécificités quand ce travail est conçu pour armer les luttes et contribuer à l’émancipation.
*
Contretemps – Vous avez lancé une campagne de dons pour soutenir les Éditions sociales et La Dispute, dans une période difficile. Pour commencer, pourriez-vous nous en dire plus sur les raisons et les objectifs de cette campagne, et aussi sur le contexte plus large, économique et politique, pour les maisons d’édition indépendantes dans lequel elle prend place ?
Noémie Brun – Tout d’abord, il faut savoir que La Dispute et les Éditions sociales ont été fondées sans fonds propres et ne peuvent compter que sur la vente de leurs livres pour survivre. Par-là, j’entends que contrairement aux groupes qui dominent le marché, ces maisons, et plus globalement, ce que l’on appelle « l’édition critique indépendante…
La suite est à lire sur: www.contretemps.eu
Auteur: redaction

