Editorial des bulletins d'entreprise – Votons Lutte ouvrière pour faire entendre le camp des travailleurs

C’est la sortie du confinement et, pour le gouvernement, il faudrait que tout reprenne comme avant. S’il y a bien quelque chose qui ressemble au monde d’avant, ce sont ces élections où on voit le petit univers des partis politiques de la bourgeoisie essayer de reprendre sa place comme si de rien n’était.

Mais il y a eu une épidémie mondiale avec des millions de morts, et il y a la crise avec des millions de chômeurs en plus. Et dans les consciences, les choses ne sont pas comme avant. Le gouvernement a géré la crise sanitaire en mentant à la population et en faisant passer les intérêts des entreprises, c’est-à-dire des actionnaires, avant la santé des travailleurs. Ça s’est vu. Il y a eu une série d’évènements que les travailleurs ne sont pas près d’oublier, de la pénurie des masques à celle des vaccins ou encore, tout récemment, la panne des numéros d’appel d’urgence.

Pendant toute une nuit, 10 à 20 % des appels au Samu, aux pompiers ou à Police secours ont été bloqués. À cause de cela, en Vendée, un enfant de 28 mois n’a pu être sauvé à temps. En Bretagne, un homme de 63 ans a dû être emmené par sa femme aux urgences où il est décédé. Sur l’île de La Réunion, deux autres décès seraient liés à la panne.

C’est l’opérateur Orange, l’ex-France Telecom, qui est responsable. En tant qu’opérateur historique, il a la charge de ces appels. Quand un numéro d’urgence est composé, des équipements d’Orange prennent automatiquement la communication et la redirigent vers le centre de secours le plus proche.

Or, les équipements concernés fonctionnent sur la base d’une vieille technologie cuivre qui a récemment laissé des clients sans communication pendant des semaines. Suite à ce scandale, Orange a dû annoncer un « plan cuivre » de 10 millions d’euros. Comparé aux milliards d’euros dépensés par ces opérateurs pour obtenir les licences de la 5G, cela montre qu’Orange ne s’est pas soucié de la maintenance de cette vieille technologie dont il veut se débarrasser.

Pourtant, les télécommunications étaient une entreprise d’État réputée moderne, même en comparaison de ce qui existait dans les autres pays riches. Mais elle a été dépecée pour que SFR, Bouygues, Orange ou Free se partagent les marchés d’internet et des téléphones mobiles. Ils en ont fait une jungle où ils accumulent des milliards d’euros de bénéfices chaque année, en imposant des tarifs exorbitants, tout en se déchargeant de la maintenance sur des cascades de…

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Auteur: Lutte ouvrière