Le 12 février dernier, le militant néofasciste Quentin Deranque est mort à Lyon suite à une confrontation physique entre néofascistes et antifascistes. Dans les jours qui ont suivi, un nouveau cap a été franchi dans la fascisation des médias dominants et d’un large pan des élites politiques. En effet, une offensive médiatique et politique d’une intensité fulgurante a alors ciblé à la fois l’antifascisme et La France insoumise. Sans aucune forme de distance, les forces politiques dominantes et les « grands » médias ont repris la lecture des événements proposée par l’extrême droite : un jeune catholique, étudiant en mathématiques, aimant le tennis et la philosophie, aurait été lynché sans raison ni contexte par des antifascistes.
Un récit dominant a ainsi été imposé : les antifascistes lyonnais issus de la Jeune Garde antifasciste seraient responsables sur le plan judiciaire (y compris le député Raphaël Arnault, l’un de ses fondateurs) ; l’antifascisme dans son ensemble et LFI étaient présentés comme responsables politiquement de sa mort. Une mort dépolitisée car, dans le même temps, l’appartenance de ce dernier à des organisations néofascistes et les violences répétées de son camp, au cours notamment des quinze dernières années et en particulier à Lyon, étaient largement passées sous silence.
Pourtant des images, des vidéos, des témoignages sont rapidement venus contredire le narratif médiatique imposé dans les premiers jours. Le 12 février, l’extrême droite était armée et prête à la violence la plus brutale comme elle en a l’habitude, à Lyon comme ailleurs. En outre, grâce à un article de L’Humanité, on a appris quelques jours plus tard que les militants de cette mouvance particulièrement violente et raciste de l’extrême droite avaient l’habitude de préparer des traquenards en utilisant les militantes du collectif féminin raciste Nemesis comme…
Auteur: redaction

