« Quand on voit tout le travail qu’il y a déjà à faire avec les jeunes que je rencontre, si je ne les vois plus, où iront-ils poser toutes leurs questions ? Et comment se rendront-ils compte qu’ils subissent des violences ou en font subir ? » Le coup est dur à encaisser. Émilie Deutsch, conseillère conjugale et familiale au Planning familial de Vendée, s’inquiète des répercussions à long terme des décisions prises par la présidente de la région Pays de la Loire, Christelle Morançais.
Mi-octobre, quelques semaines avant de devenir vice-présidente du parti Horizons, l’élue de droite annonçait en grande pompe « un tour de vis sans précédent » dans le budget de la région, à la surprise de tous les acteurs locaux dont le programme pour 2025 était bien souvent déjà ficelé.
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Christelle Morançais faisait du zèle, souhaitant sabrer 100 millions d’euros, soit une amputation de 5 % de son budget, au lieu des 38 millions d’économies réclamées à la région par l’éphémère premier ministre Michel Barnier dans son projet de budget pour 2025. Si l’ambition des 100 millions d’euros d’économie a finalement été repoussée à l’horizon 2028, 82 millions d’euros d’économie, dès 2025, ont bel et bien été entérinés par sa majorité au conseil régional mi-décembre.
Parmi les secteurs touchés : la culture – dont les acteurs ont fait grand bruit au cours de manifestations –, mais aussi le sport, l’environnement ou l’égalité femmes-hommes. Et le Planning familial, association incontournable dans ce dernier domaine, a vu purement et simplement disparaître…
Auteur: Mathilde Doiezie

