Le projet, dès le départ, était risqué. Dans un pays comme l’Égypte, où les manifestations sont sévèrement réprimées, obtenir l’autorisation de traverser le Sinaï, une zone sous haute surveillance militaire, s’annonçait difficile.
« Nous avons rencontré les représentations diplomatiques dans nos pays, ils ne nous ont pas clairement opposé de refus. Mohamed Ngem, l’ambassadeur égyptien à Bern, nous a dit que « toute initiative qui vise à promouvoir la paix dans la région est la bienvenue ». On a considéré cela comme un possible feu vert. On était peut-être trop optimiste, mais on n’a jamais prévu de faire quoi que ce soit d’illégal », explique, avec une pointe de dépit, le docteur Hicham al Ghaoui, basé à Verdier en Suisse et porte-parole de sa délégation.
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Après plusieurs missions humanitaires à Gaza en 2024, c’est lui qui, avec plusieurs Suisses, lance cette initiative. « Sur place, j’avais l’impression d’être inutile. On soigne la population, mais de toute façon l’issue est la même. L’aide humanitaire ne rentre plus et les gens meurent de faim. Alors, fin avril, j’ai posté un message sur les réseaux disant : « Pourquoi le monde entier ne marche pas sur Gaza ? » J’ai reçu des messages de partout, de citoyens et d’humanitaires. En fait, tout le monde avait l’idée, il fallait juste un catalyseur d’une réaction qui était déjà là. »
Ces derniers jours, plusieurs milliers d’activistes du monde entier s’inscrivent dans des groupes sur les réseaux sociaux et rejoignent donc la capitale du Caire, parmi eux plus de 600 Français. Face à cet afflux, les autorités égyptiennes se prononcent finalement plus…
Auteur: Édith Bouvier

