L’ESSENTIEL
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Aux législatives israéliennes du 27 octobre prochain, chacun des deux blocs – l’opposition de gauche et du centre d’un côté, les partis pro-gouvernementaux de l’autre – espère atteindre les 61 sièges nécessaires pour gouverner.
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Les coalitions seront décisives : à droite comme à gauche, le scrutin dépendra des alliances. À ce stade, celles-ci ne sont pas encore toutes finalisées.
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Le fond de la campagne dépasse le sort personnel des dirigeants des deux camps ; ce qui est en jeu, c’est la façon dont Israël voit les mesures à prendre pour assurer sa sécurité, dans un contexte qui a radicalement changé depuis trois ans.
À un peu moins d’un mois des élections législatives du 27 octobre, Gadi Eisenkot, ancien chef d’état-major de l’armée israélienne (2015-2019) et dirigeant du parti centriste Yashar, s’est imposé comme le principal concurrent de Benyamin Nétanyahou. Mais la course s’est resserrée et Yashar et le Likoud sont désormais au coude à coude, selon la plupart des derniers sondages.
Eisenkot conserve un avantage lorsqu’on demande aux électeurs qui ils préfèrent comme premier ministre, mais cela ne signifie pas qu’il pourra gouverner. En Israël, il faut réunir 61 des 120 sièges de la Knesset pour former une majorité.
Derrière cette bataille des chiffres se dessine une question plus profonde : quel Israël les électeurs veulent-ils construire après le 7-Octobre et quelle voie entendent-ils privilégier pour assurer la sécurité du pays ?
Un rapport de forces profondément recomposé
Depuis la recomposition de l’opposition, le rapport de forces au sein de l’opposition s’est inversé. Alors que la liste Bennett-Lapid apparaissait encore en juin comme la principale alternative à Nétanyahou, Gadi Eisenkot et son parti Yashar, créé en septembre 2025, l’ont progressivement dépassée dans les sondages. Eisenkot s’est ainsi imposé comme le véritable…
Auteur: Elizabeth Sheppard Sellam, Responsable du programme « Politiques et relations internationales » à la faculté de langues étrangères, Université de Tours
