El Niño pourrait atteindre une intensité jamais observée

Le Pacifique tropical se réchauffe à une vitesse qui inquiète les climatologues. Jeudi, l’OMM a averti jeudi qu’El Niño pourrait atteindre, d’ici à la fin de l’année, une intensité sans précédent. Ses conséquences pourraient se faire sentir bien au-delà de l’océan Pacifique, bouleversant les régimes de précipitations, accentuant les sécheresses dans certaines régions et multipliant les risques d’inondations dans d’autres.

« La probabilité qu’il persiste jusqu’en février 2027 est proche de 100 %, ce qui pourrait en faire l’un des épisodes les plus intenses depuis au moins 1950 », a déclaré Celeste Saulo, la cheffe de l’agence onusienne, dans une mise à jour.

Cette quasi-certitude repose sur les prévisions de 13 centres météorologiques nationaux et internationaux, alimentées par les observations des satellites, des bouées océaniques et des instruments atmosphériques. Leur constat converge. Le réchauffement de la surface des mers dans le centre et l’est du Pacifique équatorial devrait encore s’accélérer au cours des prochaines semaines.

Les chiffres donnent la mesure du phénomène. En juin, la température de surface de cette région dépassait déjà de 1,6 °C sa moyenne de référence. En août, cet écart atteignait 2,5 °C. Pour la période d’octobre à décembre, l’OMM prévoit une anomalie moyenne de 3,7 °C, très supérieure au précédent record de 2,6 °C, enregistré lors du puissant épisode de 2015-2016.

Un océan déjà en surchauffe

El Niño est un phénomène naturel récurrent caractérisé par un réchauffement anormal des eaux de surface du Pacifique équatorial, qui perturbe les échanges de chaleur entre l’océan et l’atmosphère. Ses effets se propagent ensuite à travers la circulation atmosphérique, modifiant les températures et les précipitations à des milliers de kilomètres.

Mais cette fois, le phénomène se développe dans un contexte climatique exceptionnel….

La suite est à lire sur: news.un.org
Auteur: Nations Unies FR