El Niño : prévenir les risques sanitaires avant qu’il ne soit trop tard

À Genève, l’OMS et l’OMM ont appelé mardi à renforcer les dispositifs de préparation face aux effets attendus du phénomène El Niño. Pour les deux agences, il existe une « fenêtre d’action cruciale » pour intervenir avant que les risques climatiques ne se transforment en urgences sanitaires.

L’objectif est notamment de transmettre suffisamment tôt aux autorités sanitaires des informations météorologiques et climatiques fiables et exploitables, afin qu’elles puissent adapter leurs interventions et protéger les populations les plus exposées.

Les prévisions climatiques ne doivent donc pas rester l’apanage des services météorologiques. Elles doivent aussi parvenir aux professionnels de santé pour leur permettre d’anticiper les situations susceptibles de mettre des vies en danger.

« Si les professionnels de santé peuvent prendre des décisions éclairées, cela peut faire la différence entre perdre des vies et les sauver », a souligné Armel Castellan, conseiller technique à l’OMM pour les services liés aux vagues de chaleur extrême.

Pour les agences onusiennes, mieux anticiper les conséquences d’El Niño permet notamment de préparer les systèmes de santé à des épisodes de chaleur extrême, d’adapter les services face aux risques de maladies infectieuses et de renforcer les mesures destinées à protéger les populations confrontées aux pénuries d’eau ou à l’insécurité alimentaire.

L’enjeu est donc de ne pas attendre que les effets du phénomène se manifestent pour agir, mais de convertir dès maintenant les données climatiques en décisions de santé publique.

Des services climatiques pour la santé

Sur le terrain, l’OMM travaille ainsi au développement de « services climatiques pour la santé », destinés à rapprocher les communautés météorologiques et sanitaires. L’objectif est notamment de transmettre les prévisions aux autorités compétentes au moment opportun et dans un format directement…

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Auteur: Nations Unies FR