El Profesor / María Alché et Benjamín Naishtat / 1 h 50.
En faisant son footing, le professeur Caselli est pris d’une crise cardiaque et meurt. Éminemment respecté, il occupait la chaire de philosophie de l’université de Buenos Aires, pour laquelle il va falloir trouver un remplaçant. Deux candidats sont en lice, deux vieilles connaissances de la faculté qui se sont depuis longtemps perdues de vue. L’un se distingue dès les funérailles : Rafael (Leonardo Sbaraglia). Il ne fut l’étudiant de Caselli que brièvement, puis il est parti faire une belle carrière en Allemagne, mais, sans vergogne, il prend part aux hommages au défunt, en citant Kant dans le texte.
L’autre est le héros du film, Marcelo (Marcelo Subiotto). Celui-là, d’une personnalité discrète, s’est toujours tenu dans l’ombre du maître, fut son loyal second. Le film montre aussi combien Marcelo est un gaffeur, peu à l’aise dans la vie, sa maladresse entraînant des situations comiques. Aux obsèques, alors qu’il aurait été l’un des plus légitimes à prendre la parole, il ne dit mot.
Dyptique évolution/fidélité
Il n’est pas non plus un homme d’engagements. Quand une étudiante vient haranguer sa classe sur la nécessité d’agir face aux mesures injustes prises par le gouvernement, il reste impassible alors qu’il vient de parler de Rousseau et de son Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes. Au contraire de sa femme, une avocate, qui défend des salariées en lutte dans une entreprise que celles-ci ont reprise en coopérative. Mais avec le décès de Caselli, Marcelo se retrouve malgré lui en première ligne. Les proches du professeur disparu ne comprendraient pas qu’il ne pose pas sa candidature pour lui succéder.
María…
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Auteur: Christophe Kantcheff

