Un débat inflammable. Vendredi, les députés ont rejeté la proposition de loi visant à élargir le travail pour les salariés de certains secteurs le 1er mai, jour férié actuellement obligatoirement chômé et payé. Une position stratégique des partisans du texte, destinée à accélérer les discussions à l’Assemblée nationale pour éviter une possible « obstruction » de la gauche dans l’hémicycle. Les défenseurs de la mesure, dont le patron de Renaissance Gabriel Attal, espèrent désormais l’adoption rapide de la proposition de loi après la convocation d’une commission mixte paritaire (CMP) par le gouvernement. L’objectif ? Faire en sorte que cette évolution soit effective dès le 1er mai 2026.
« Une question de bon sens », selon Marlène Schiappa
Changer les règles du travail le 1er mai sous certaines conditions constitue « une question de bon sens », estime Marlène Schiappa, membre du comité exécutif de Renaissance et invitée de la matinale de Public Sénat ce lundi 13 avril. « Je m’étonne qu’en 2026, ce sujet fasse encore débat », poursuit l’ex-secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes. Aujourd’hui, les commerçants qui souhaitent ouvrir leur magasin le 1er mai ne peuvent pas faire appel à leurs employés en ce jour de fête du travail. En cas de non-respect de cette interdiction, ils s’exposent à une amende. « Le jour où tout le monde a envie d’acheter du muguet et des…
Auteur: Théodore Azouze

