Il était temps. A moins de six semaines d’un scrutin crucial pour la Nouvelle-Calédonie, le Parlement a définitivement adopté mercredi l’élargissement du corps électoral pour les élections provinciales dans l’archipel, prévues le 28 juin prochain. Le premier ministre, Sébastien Lecornu, a salué un « petit pas », qui n’en est pas moins « décisif ». On sait le sujet sensible. Il y a deux ans, c’est cette question de l’élargissement du corps électoral qui avait été l’étincelle d’émeutes qui ont ravagé le « Caillou », faisant 14 morts et deux milliards d’euros de dégâts.
Cette fois, pas de réforme constitutionnelle, beaucoup plus compliquée à adopter politiquement. C’est une proposition de loi, celle du sénateur LR non indépendantiste de Nouvelle-Calédonie, Georges Naturel, qui a été l’outil de cette réforme.
« Je me réjouis de l’adoption de ma proposition de loi mais le côté express n’est pas normal dans un débat parlementaire »
En adoptant la même version du texte que le Sénat, notamment par le rejet d’un amendement sensible ouvrant le vote aux conjoints, les députés ont ainsi permis le vote conforme de la PPL, et ainsi son adoption au plus vite. Le sénateur salue ce premier pas, mais il regrette les conditions d’examen, avec ce timing très serré. « Je me réjouis de l’adoption de ma proposition de loi mais le côté express n’est pas normal dans un débat parlementaire », souligne…
Auteur: Public Sénat

