Election présidentielle : pourquoi les dates choisies font débat ?

C’est un candidat de plus pour qui les dates de l’élection présidentielle posent problème. Prévue par le gouvernement le 18 avril, pour le premier tour, et le 2 mai, pour le second, le calendrier de l’élection présidentielle interroge certains candidats, du moins concernant la date du deuxième tour. Il arrivera au lendemain du 1er mai, avec le traditionnel défilé des syndicats. C’est aussi le jour où le RN organise sa Fête de la Nation.

Raphaël Glucksmann, candidat de la gauche sociale-démocrate, soutenu par le PS, ne serait pas contre avancer les dates d’une semaine, en fixant les 11 et 25 avril. « Vu l’état de polarisation, vu l’état de détestation, vu l’état de violence dans la société, je pense que ce serait intelligent effectivement de changer la date de l’élection », a-t-il affirmé ce matin sur BFMTV.

« Bruno Retailleau a été le premier à demander à changer la date », souligne Laurence Garnier

Il n’est pas le premier à porter cette critique. Bruno Retailleau, candidat des LR, y voit « une date de bordélisation ». Il craint que le 1er mai 2027, « il se passe ce qu’il s’est passé le 17 octobre », soit des violences et des pillages. L’ancien ministre de l’Intérieur y voit aussi un « problème de légalité », puisque la règle veut que « la campagne électorale s’arrête à minuit vendredi ». Or, a-t-il anticipé, « ça continuera avec le 1er mai, vous aurez des candidats de…

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Auteur: François Vignal