Le 26 octobre, les Géorgiens seront appelés aux urnes. Le parti au pouvoir, le Rêve géorgien, brigue un quatrième mandat consécutif à l’issue de ces élections législatives. Or, ce dernier est à l’origine d’un glissement radical vers l’autocratie et le rapprochement du pays avec la Russie. À l’orée du scrutin, l’incertitude plane sur l’avenir du pays : ces élections décisives pourraient mettre fin à cette montée de l’autoritarisme, ou au contraire, l’exacerber.
La démocratie géorgienne sera prochainement mise à l’épreuve. Le pays s’apprête à élire les 150 membres du Parlement lors du premier scrutin parlementaire entièrement proportionnel de son histoire.
Au pouvoir depuis 2012, le parti du Rêve géorgien vise une réélection et a dernièrement accéléré de manière exponentielle le recul démocratique du pays. Le gouvernement s’est ouvertement autocratisé, dans le courant 2024, en introduisant plusieurs initiatives législatives menaçant la société civile, la liberté des médias, les droits des personnes LGBT+ et l’intégrité des élections.
Promotion d’un agenda antilibéral : la campagne électorale du Rêve géorgien
Le parti a entamé l’année électorale 2024 avec un regain d’attention et de détermination pour faire avancer son agenda antilibéral. Malgré les manifestations au printemps 2024, il a réintroduit et adopté la loi sur les « agents étrangers » qui menace l’espace civique. Il a adopté une loi anti-LGBT+ qui prévoit diverses mesures homophobes et transphobes, telles que l’imposition de la censure dans les médias, l’interdiction de la chirurgie de réassignation de genre et du changement de genre sur les documents d’identité, l’interdiction de l’adoption d’enfants par des couples non hétérosexuels, ou celle du mariage entre personnes de même sexe – même si celui-ci n’a jamais été légal en Géorgie. Cette année, le parti a modifié le…
La suite est à lire sur: theconversation.com
Auteur: Ana Andguladze, Doctorante en sciences politiques, Université Libre de Bruxelles (ULB)

