Le 12 avril prochain, les capitales européennes auront les yeux tournés vers la Hongrie où se joue l’avenir politique de Viktor Orbán et donc de l’Union européenne. Des élections législatives se tiendront et le Premier ministre hongrois eurosceptique, au pouvoir depuis 16 ans, est en retard dans les sondages face à son adversaire, Péter Magyar, eurodéputé de centre droit, et leader du parti d’opposition Tisza.
Une défaite de Viktor Orbán serait une bonne nouvelle pour les défenseurs de l’Union européenne tant le bras de fer entre le Premier ministre hongrois et les institutions européennes se durcit ces derniers mois, autour de la guerre en Ukraine.
Viktor Orbán axe sa campagne sur l’hostilité à l’Ukraine et à l’UE
Un conflit que Viktor Orbán, fervent allié de la Russie, (il est allé rencontrer plusieurs fois Vladimir Poutine au Kremlin depuis le début de cette guerre), veut placer au centre de sa campagne, en jouant sur les peurs.
Le 15 mars dernier, jour de fête nationale, lors d’un meeting, il déclarait à ses sympathisants « Vous devez décider qui formera le gouvernement de la Hongrie, moi ou le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Avec toute l’humilité qui s’impose, je me recommande moi-même. »
Ces dernières semaines, le dirigeant hongrois a franchi un pas supplémentaire dans l’hostilité à l’Ukraine, en utilisant son droit de veto au sein des 27, pour bloquer le prêt européen de 90 milliards d’euros…
Auteur: Alexandre Poussart

