Une donnée avait marqué les observateurs au soir du second tour des dernières élections municipales en juin 2020. Pour la première fois sous la Ve République, la moitié des dix plus grandes villes françaises allaient être dirigées par une femme. Outre les réélections d’Anne Hidalgo à Paris, Johanna Rolland à Nantes, et Martine Aubry à Lille, Jeanne Barseghian devenait maire de Strasbourg, et Michèle Rubirola maire de Marseille. Celle-ci a depuis été remplacée par Benoît Payan en cours de mandature.
Le symbole était fort mais cette parité dans le top 10 des communes de l’Hexagone était en réalité l’arbre qui masquait la forêt. Sur l’ensemble des communes, les statistiques de la féminisation des exécutifs locaux sont en effet moins flatteuses.
La parité est loin d’être atteinte pour les fonctions exécutives locales
Actuellement, les femmes ne représentent que 19,8 % du total des maires à l’échelle nationale. La part a constamment progressé à chaque élection municipale, mais leur part reste encore largement minoritaire. Elles étaient 16,1 % en 2014 par exemple. Les femmes sont même encore plus rares aux manettes des conseils communautaires. Dans les communautés de communes et autres communautés d’agglomération, on ne compte que 11,4 % de femmes (contre 8 % en 2014).
Si elles n’occupent pas la première place, elles sont plus nombreuses à être cantonnées à des fonctions d’adjointes dans les communes. Elles…
Auteur: Guillaume Jacquot

