Nous publions cette semaine la troisième partie de la série d’articles portant sur les élections présidentielles au Brésil. Après nous en avoir présenté les différents protagonistes et comment cette séquence illustre l’impasse d’une pensée qui voudrait « sauver la démocratie », notre contributeur nous expose ce lundi la question étonnante qui semble être posée aux électeurs brésiliens depuis ces dernières semaines : sont-ils du côté de Dieu, ou pas ?
Le soir du 2 octobre, quelques instants après la démonstration de force qu’il venait d’accomplir avec le résultat du premier tour (51 millions de voix, 43% du total valide), le président Capitaine Bolsonaro a fait la publication suivante sur Twitter :
« Ce qui est en jeu, ce sont des voies clairement opposées et très bien définies. D’un côté, le socialisme, la libération de l’avortement, la victimisation des bandits, la légalisation des drogues, la relativisation du crime, la diabolisation des policiers, la corruption systémique et la destruction de la famille. De l’autre, la défense de la liberté et de la propriété privée, le droit à la légitime défense, la lutte contre la drogue et la violence, la protection de la vie dès la conception, le marché libre, la défense de l’innocence des enfants et un gouvernement honnête qui marche aux côtés du peuple brésilien. Chacun est libre de choisir laquelle de ces voies le pays suivra, sachant que les conséquences de chacune d’elles sont déjà claires. Ceci dit, je suis sûr que le crime ne contrôlera plus notre Brésil, car nous avons le Brésil avant tout et DIEU PAR-DESSUS TOUT ! ».
Le lendemain du 3 octobre il a poursuivi son discours, toujours sur Twitter :
« Nous avons élu des gouverneurs au 1er tour dans huit États et nous élirons nos alliés dans huit autres États lors de ce 2e tour. C’est la plus grande victoire des patriotes dans l’histoire du Brésil : 60% du territoire brésilien sera gouverné par ceux qui défendent nos valeurs et luttent pour un pays plus libre. Beaucoup de gens se sont laissé emporter par les mensonges propagés par les instituts de sondage, qui sont sortis du premier tour complètement démoralisés. Ils se sont trompés dans toutes les prévisions et sont déjà les plus grands perdants de cette élection. Nous avons défait ce mensonge et maintenant nous allons gagner l’élection ! Cet affrontement ne décidera pas seulement de l’identité de la personne qui prendra le pouvoir au cours des quatre prochaines…
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Auteur: lundimatin

