Elections provinciales en Nouvelle-Calédonie : Naïma Moutchou propose l’entrée de 1 500 à 1800 personnes dans le corps électoral en tant que conjoints de natifs 

Repoussées depuis deux ans, les élections provinciales de Nouvelle-Calédonie, cruciales pour le territoire car les trois provinces du « Caillou » concentrent un grand nombre de compétences, vont enfin se tenir le 28 juin prochain. 

Le dossier, lié à l’avenir institutionnel du territoire, était bloqué depuis deux ans, après les violences qui ont fait 14 morts et 2,2 milliards d’euros de dégâts. En avril dernier, le projet de loi constitutionnelle relatif à La Nouvelle-Calédonie issu des accords Bougival et Elysée-Oudinot a été rejeté par les députés. Le texte prévoyait notamment la création d’un Etat de Nouvelle-Calédonie inscrit dans la Constitution et un dégel « progressif » du corps électoral, avec une condition de résidence de 15 ans abaissée à 10 ans en 2031. Pour rappel, depuis la révision constitutionnelle de 2007, découlant de l’accord de Nouméa de 1998, seules les personnes inscrites sur les listes électorales avant la date de l’accord peuvent voter aux élections provinciales. 

En l’absence de réforme, près d’un électeur sur cinq ne peut pas voter aux élections provinciales, ce qui fait peser un risque d’inconstitutionnalité sur le prochain scrutin. Pour y remédier, Sébastien Lecornu a annoncé, en urgence, l’inscription à l’ordre du jour du Parlement d’une proposition de loi organique déposée l’année dernière par le sénateur non-indépendantiste et membre du groupe LR,…

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Auteur: Simon Barbarit

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