en préambule : deux modes de pensées opposés.
D’une façon ou d’une autre, on ne peut pas à la fois s’attaquer aux urnes et propagander pour un candidat en espérant qu’il soit élu. Ces deux lignes sont antagonistes, et si des groupes anti-électoraux commençaient à prendre du poids, tracter contre le vote, bloquer des mairies lors des élections, saccager toutes les permanences de parti et pas seulement celles de la droite, etc.., une fracture très claire se tracerait entre les électoralistes et les autres. Celle-ci se nouerait à deux endroits. D’abord, celui des fins – celles et ceux qui pensent réellement qu’un élu ou un parti de gauche au pouvoir est quelque-chose de désirable. Ensuite celui des moyens – le postulat selon lequel les élections sont un moyen efficace d’influer sur le réel, et qu’il faudrait les investir de façon militante pour lutter contre l’extrême-droite. On va s’attaquer à ces deux points dans ce texte.
On ne s’en prend pas ici au fait de voter Mélenchon en désespoir de cause. Les actions individuelles et atomisées nous paraissent difficiles à critiquer. Dans l’absolu d’ailleurs, on ne critique pas non plus le fait de voter à droite, ou même à l’extrême-droite. Ce serait s’en prendre aux individus et ça nous paraît à côté de la plaque. Les projets de société défendus ne se valent évidemment pas, mais à l’origine de cette polarisation il y a deux point sur lequel les boutiques politiques sont toutes d’accord : le vote comme seule action laissée pour agir sur le monde, et des alternatives proposées seulement sur la façon de gérer le capitalisme. On pense que ces points là sont bien plus importants à critiquer, car tout le reste, dont la situation actuelle, en découlent automatiquement et repetitivement si on ne les démantèle pas. Or, s’attacher à défendre le vote de gauche, revient à encourager l’adhésion à ces points fondamentaux du fonctionnement…
Auteur: IAATA

