C’est son dernier rendez-vous, après une nouvelle journée de campagne passée sur la route. Ce soir-là, Nathalie Delattre est attendue au Bouscat, commune résidentielle de la banlieue chic de Bordeaux, pour une réunion avec des élus et des conseillers municipaux. Ce sont eux, les grands électeurs, qui voteront pour désigner les sénateurs le 27 septembre prochain. Le maire nouvellement élu, le LR Gwenaël Lamarque, l’accueille chaleureusement. Ils n’ont pas la même étiquette politique : Nathalie Delattre est membre du Parti radical. Mais c’est le symbole de l’union que la sénatrice sortante a réussi à trouver.
Sa liste, présentée au début de l’été, rassemble des personnalités issues des Républicains, de Renaissance et d’Horizons, mais aussi des élus non encartés. Une avancée par rapport à 2020 : la droite et le centre avaient présenté des listes séparées. Trois sénateurs avaient été élus : Nathalie Delattre et Alain Cazabonne (MoDem) sur une liste commune, et Florence Lassarade, qui ne se représente pas, sur une liste LR.
« Je salue l’union que tu as réussi à faire, Nathalie, cette union, elle est nécessaire pour que l’on engrange un maximum de sénateurs pour nous représenter », lance Gwenaël Lamarque en début de réunion.
Cette union est un atout d’autant plus important que les dernières municipales ont été favorables à ce camp. Bordeaux et Bègles ont notamment basculé de leur côté, tout…
Auteur: Audrey Vuetaz
