Il aura fallu une guerre entre les États-Unis Israël et l’Iran, ainsi qu’un nouveau choc pétrolier, pour que le gouvernement se rappelle ses promesses d’accélérer la transition énergétique de l’économie. Ce vendredi 10 avril, le premier ministre Sébastien Lecornu a présenté son très attendu plan d’électrification des usages visant à basculer vers l’électricité les secteurs les plus consommateurs d’énergie fossiles, comme le bâtiment et les transports. L’objectif affiché est de passer de 60 % d’énergies fossiles dans la consommation totale française à 40 % d’ici 2030, et 29 % en 2035.
Pour ce faire, le premier ministre veut doubler le soutien à la transition d’ici 2030, qui passera de 5,5 milliards d’euros à 10 milliards par an. Mais dans les contraintes budgétaires que l’on connaît, d’autres leviers devront être activés comme la réduction des dépenses énergétiques, y compris de l’État. Le mécanisme des certificats d’économies d’énergie (CEE), qui repose sur les contributions versées par les fournisseurs d’énergie (TotalEnergies, Engie etc.), sera lui aussi largement mis à contribution. Revue de détails des principaux dispositifs envisagés.
Leasing social pour les pompes à chaleur
Selon l’Insee, en 2022, 36 % des résidences principales étaient chauffées à l’électricité, 35 % au gaz, et 8,5 % au fioul. Alors que la France compte 4 millions de pompes à chaleur (PAC), l’objectif du gouvernement est d’en installer un million de plus par an d’ici à 2030. Pour permettre aux foyers les plus modestes de s’équiper – une pompe à chaleur coûte entre 10 et 15 000 € – le gouvernement est en train de travailler à un genre de « leasing social », sur le modèle de ce qui existe sur les véhicules électriques.
« Nous mettons en place un dispositif simple, mensualisé et financé. Les trois premières…
Auteur: La Croix (avec AFP)

