« Nous sommes dans une course contre la montre pour éradiquer ce virus émergent et éviter sa propagation à tout le cheptel bovin français », a prévenu Annie Genevard, la ministre de l’agriculture mercredi 16 juillet, après une réunion extraordinaire pour parler de lutte contre la dermatose nodulaire, une nouvelle maladie affectant les vaches, apparue en France depuis le début de l’été.
La ministre a appelé les éleveurs, les vétérinaires et les scientifiques spécialisés à unir leur force pour combattre le virus et les a remerciés de consentir à des mesures difficiles, comme l’abattage des troupeaux infectés. Une campagne de vaccination sera également mise en place la semaine prochaine.
Plus de vingt foyers confirmés dans les Alpes
Le premier cas de dermatose nodulaire contagieuse a été détecté le 29 juin dans un élevage de Savoie, sur la commune d’Entrelacs, au nord est du lac du Bourget. Depuis la maladie s’est propagée à d’autres cheptels alpins. Le ministère de l’agriculture confirme l’existence de 24 foyers infectés en Savoie et en Haute-Savoie.
La maladie est vraisemblablement arrivée d’Italie, où des cas avaient été répertoriés depuis le 21 juin, en Sardaigne et en Lombardie. Ce virus, déjà observé depuis plusieurs années en Asie et en Afrique subsaharienne, s’est développé depuis 2023 en Afrique du nord (Tunisie, Algérie et Libye) et avait déjà touché l’Europe dans les années 2010.
La dermatose nodulaire se caractérise chez les bœufs et les vaches par l’apparition de nodules au niveau de la peau et des muqueuses. Les bêtes peuvent être fiévreuses et présenter des symptômes d’anorexie. La maladie entraîne une chute de la lactation et peut provoquer la mort de l’animal.
Ce virus n’affecte que les bovins et est véhiculé d’une vache à l’autre par des mouches piqueuses (stomoxes) ou des taons. Il n’y a en revanche aucun risque de…
Auteur: Elisa Brinai

