Les images du salut nazi d’Elon Musk, effectué lors d’un discours à l’occasion de l’investiture de Trump, qui circulent depuis hier pourraient a priori choquer. Après tout, la propagande des classes dominantes ne nous bassine-t-elle pas en disant que le fascisme ne subsiste que dans les musées ? Les États-Unis ne seraient-ils pas la vraie démocratie de l’Ouest, celle qui nous aurait libéré des nazis en 1944 ?
La vérité est toute autre. Il semblerait plutôt qu’un tel « geste maladroit (1) » soit le reflet d’un mouvement général : la fascisation poussée par le bloc euro-atlantique dirigé par Washington en plein déclin, un impérialisme-exterminisme à bout de souffle qui ferait tout pour maintenir son hégémonie, quitte à envoyer toutes les jeunes générations servir de chair à canon pour les intérêts d’une minorité exploiteuse, Musk compris. L’atteste la pression que mettent les États-Unis sur Kiev depuis plusieurs mois pour baisser l’âge de conscription des ukrainiens de 25 à 18 ans. L’Ukraine, déjà mal en point, ne se relèverait jamais d’une telle décision (2).
Le fascisme n’est pas inconnu sur le continent américain. Les lois raciales qui ont longtemps subsisté aux États-Unis, à l’instar de la « one-drop rule » (une goutte de sang noir et l’on est noir), ont directement inspirées les lois racistes de Nuremberg. Rappelons aussi que durant l’entre-deux-guerres, de grands capitalistes étasuniens ne sont pas restés insensibles au projet fasciste hitlérien. Son programme économique et politique dirigée entièrement contre les travailleurs et le mouvement ouvrier avait de quoi séduire les capitalistes. Henri Ford, ce grand industriel de l’automobile, était un grand mécène du parti nazi. Le mot d’ordre de la clique hitlérienne étant à l’époque la marche à la guerre pour récupérer des colonies, notamment en s’orientant à l’est, contre l’État ouvrier…
Auteur: Bureau JRCF

