Nous n’avons pas les mots, nous les cherchons encore, pour exprimer notre colère et notre solidarité totale, sans conditions et avant même d’en savoir plus sur tout ce que la presse déverse depuis les rumeurs de commissariats. En voici tout de même quelques uns, puisque s’exprimer nous paraît quand même nécessaire.
17 ans, putain.
Le gouvernement a essayé de diminuer la portée du drame pour éviter la confrontation directe, pour protéger ses flics, se protéger lui- même, ainsi que le monde de merde et de misère qu’il maintient en place. Pour tenter de se prémunir face à la colère de tous, il a utilisé une technique dégoûtante : celle de l’atténuation et de la pacification, en ne lésinant pas sur l’usage de mensonges. Mettre en avant, par les médias et les déclarations de presses des différents partis de gauche et de droite, que l’adolescent avait un casier judiciaire (ce qui s’est avéré faux), que le policier était en danger (ce qui s’est tout autant avéré faux), invoquer le rôle de médiation de la justice et du deuil national pour régler le problème. Toutes ces techniques sont bien rodées mais ont été inefficaces hier et aujourd’hui : Tout le monde sait que cette exécution n’est pas un problème privé, entre un policier et une famille, pas plus qu’elle n’est une bavure exceptionnelle. Ce que la presse et l’État défendent en salissant ceux qu’ils exécutent, c’est la possibilité de maintenir l’ordre coûte que coûte, c’est la possibilité de nous tenir en joue et de tirer, c’est la possibilité d’une « légitime défense » de sa propre existence au prix de nos vies. C’est nous contre eux. Et tout le monde se contrefiche qu’il ait un casier judiciaire ou non, comme tout le monde se contrefiche que ceux que ses flics visent soient fichés S, ou qu’ils soient défavorablement connus de la CAF, de pôle emploi ou des services de police. Tout le monde sait qu’il faut se…
La suite est à lire sur: iaata.info
Auteur: IAATA

