Alors que la saison 4 du show vient de sortir, Emily in Paris est toujours aussi populaire en dépit de son script terriblement plat, de sa description fausse de Paris et de ses personnages superficiels. Que raconte ce succès sur notre société ? De quoi Emily in Paris est-elle le nom ? Mais surtout, qui « Emily » a-t-elle cancel ? Tribune.
Si vous ne connaissez pas Emily in Paris, vous ne ratez pas grand chose. Et pourtant, cette série Netflix diffusée dans 190 pays fait fureur à travers le monde avec 150 millions de téléspectateurs.
Dès 2023, à peine sortie, la saison 3 comptabilise plus de 50 millions de vues et en 2024, elle occupe encore le podium des séries les plus regardées de la plateforme. Mais, alors que la saison 4 est encensée sur tous les plateaux, que signifie exactement ce phénomène ?
Emily in Fake-Paris
Le show est particulièrement apprécié en Asie où le culte d’une France idéalisée est monnaie courante. On y découvre une jeune américaine expatriée à Paris, travaillant dans une riche agence de com’, fascinée par la mode et le luxe. Le petit monde d’Emily se limite rapidement à se faire draguer par absolument tous les hommes qu’elle croise et à organiser des campagnes publicitaires pour pousser la vente de tel ou tel produit.
Tout y est luxueux, pétillant et déconnecté du réel. Au début, la caricature d’un microcosme Parisien superficiel est tellement poussée à l’extrême qu’on peut s’attendre à une chute critique originale de la société de consommation. Mais rien. Tout est présenté au premier degré, sans l’ombre d’un esprit critique. Le scénario est plat, creux, sans valeur, cliché et surtout, délesté de ces pauvres qui ne sont rien… Un « rien » qui prend tout son sens dans Emily in Paris.

Détour sur la cancel culture de droite dont on ne…
La suite est à lire sur: mrmondialisation.org
Auteur: H.

