Est-ce la fin de l’ère du pétrole et des énergies fossiles ? Sommes-nous à un tournant de l’histoire, ou le changement climatique est trop urgent, trop avancé ?
Peut-on faire la leçon aux pays pétroliers ? Sont-ils vraiment le grand méchant loup ?
Nous sommes en plein dans la COP28, cette conférence internationale qui se déroule chaque année pour réunir les pays et échanger voire décider sur des accords autour du changement climatique. Elle a démarré jeudi dernier, et dure deux semaines, et elle se déroule à Dubaï, aux Emirats Arabes Unis.
On le sait, on a l’habitude de le dire, et on s’y habituerait même, mais le bilan climatique est catastrophique.
Vous aurez noté le lieu de cette COP : Dubaï. Et cela a posé pas mal de questions. “La plus grande ville des Émirats arabes unis, le cinquième plus gros émetteur de CO2 par habitant de la planète, avec 20,3 tonnes par habitant et par an. C’est cinq fois plus que la France. Les Émiriens consomment aussi quatre fois plus d’eau que la moyenne mondiale. Sans parler des pistes de ski en intérieur ou des kilomètres de plages artificielles dans le pays, qui sont des aberrations écologiques.” écrit Reporterre qui décrit aussi des “installations de la COP28 qui ont été construites dans des conditions extrêmes par des ouvriers migrants. Ils ont notamment travaillé sous plus de 40°C en extérieur”.
Sultan Al-Jaber, le Président de cette COP28, est également, entre autres, le patron de la compagnie pétrolière Adnoc, dotée des onzièmes réserves d’hydrocarbures du monde, et qui a pu signer des accords avec Total par exemple. On notera aussi la présence de nombreuses compagnies pétrolières très puissantes dans le monde. Les jets privés et yachts affluent également autour de Dubaï pour l’évènement.
L’énergie est au coeur de cette COP. Son président émirati appelle à mentionner « le rôle des combustibles fossiles » dans l’accord final. Le…
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Auteur: Le Média

