C’est un énorme pavé dans la mare, à quelques semaines de l’ouverture de la COP31 sur le climat. D’après les derniers rapports de l’Organisation des Nations unies, publiés le 27 octobre, les (maigres) progrès faits par les États pour lutter contre le chaos climatique sont « clairement insuffisants ».
Voyez plutôt : les récents engagements pris par les pays en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre ne permettraient qu’une baisse de 6 % d’ici 2035. Or le dernier rapport du Giec indiquait que pour espérer contenir à 1,5 °C la hausse des températures d’ici la fin du siècle, il était nécessaire de diminuer les émissions mondiales de 60 % en 2035 par rapport à 2019.
On est donc très loin du compte. Et même si les pays mettaient pleinement en œuvre leurs plans ainsi que leurs objectifs climatiques, la baisse des émissions n’atteindrait que 9 %.
De très mauvais signaux, alors même que l’Organisation météorologique mondiale a rendu un rapport alarmant, le 27 octobre : les concentrations des trois principaux gaz à effet de serre — dioxyde de carbone (CO2), méthane (CH4) et protoxyde d’azote (N2O) — ont battu des records en 2025. Ce qui va aggraver le réchauffement climatique à long terme.
« Les progrès collectifs demeurent nettement insuffisants, les transitions mondiales sont très inégales et de nombreux pays se heurtent à des obstacles considérables », a déclaré le secrétaire exécutif de l’ONU Climat, Simon Stiell. Il mise sur la COP31, du 9 au 20 novembre en Turquie, pour rectifier en partie le tir : « Accélérer l’électrification, réduire les émissions de méthane et progresser vers le zéro déchet constituent autant de mesures importantes dans la bonne direction. »
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Auteur: La rédaction de Reporterre
