« Mon mandat est un mandat de cinq ans, et je l’exercerai jusqu’à son terme. » Cela a déjà le mérite d’être clair. Dans son allocution diffusée à 20h, Emmanuel Macron a coupé court aux demandes de démission formulées par la France Insoumis. Le Président a d’ailleurs attribué la censure du gouvernement Barnier aux ambitions présidentielles de Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, qui « ne pensent qu’à une seule chose : l’élection présidentielle. »
D’après le chef de l’Etat, « l’extrême gauche et l’extrême droite unies dans un front antirépublicain » ce mercredi, aidés par « des forces qui gouvernaient encore le pays hier », a-t-il ajouté en ciblant le Parti socialiste. Emmanuel Macron assure ainsi « assumer toutes [ses] responsabilités », mais qu’il n’assumerait jamais celle « des parlementaires qui ont – en conscience – fait tomber le budget de la France à quelques jours de Noël. »
« Je ne pourrai pas me représenter en 2027, donc le seul calendrier qui m’importe ce sont les 30 prochains mois qu’aura le gouvernement pour agir », a insisté le Président de la République.
Un premier ministre « dans les prochains jours », puis un « gouvernement resserré »
Un nouveau Premier ministre sera nommé « dans les prochains jours ». Emmanuel Macron souhaite un « gouvernement d’intérêt général », « représentant toutes les forces politiques d’un arc de gouvernement qui…
Auteur: Louis Mollier-Sabet

