La décision française « récompense la terreur », a fustigé le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, en référence à l’attaque sans précédent du Hamas sur le sud d’Israël le 7 octobre 2023. « Soyons clairs : les Palestiniens ne cherchent pas à obtenir un Etat aux côtés d’Israël, ils cherchent un Etat à la place d’Israël », a-t-il martelé.
Proche allié d’Israël, les Etats-Unis ont « fermement » rejeté le projet français, évoquant une décision « imprudente » qui fait reculer la paix. « C’est un camouflet pour les victimes du 7 octobre », a déclaré le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio.
Le chef d’Etat français avait annoncé plus tôt ce projet sur les réseaux sociaux : « Fidèle à son engagement historique pour une paix juste et durable au Proche-Orient, j’ai décidé que la France reconnaîtra l’Etat de Palestine. J’en ferai l’annonce solennelle à l’Assemblée générale des Nations unies, au mois de septembre prochain », a-t-il écrit sur X et Instagram.
La France coprésidera alors avec l’Arabie saoudite une conférence internationale au niveau des chefs d’Etat et de gouvernement visant à relancer la solution dite « à deux Etats », palestinien et israélien.
Cette conférence, initialement prévue en juin, avait été reportée à la dernière minute en raison de la guerre entre Israël et l’Iran. Dans l’intervalle, une réunion au niveau ministériel se tiendra…
Auteur: Rédaction Public Sénat

