À trois jours du scrutin européen, Emmanuel Macron a accordé, jeudi 6 juin, un entretien aux JT de France 2 et TFI à l’occasion du 80e anniversaire du Débarquement. Alors que les candidats jettent leurs dernières forces dans la campagne des européennes, l’annonce de cette intervention avait suscité la colère des oppositions, l’Élysée assurant que le président pourrait aussi s’exprimer sur l’Europe.
Depuis la Normandie où il venait de présider les cérémonies de commémoration du D-Day, Emmanuel Macron a d’emblée été interrogé sur le fait de savoir s’il allait aborder les élections européennes et a répondu par l’affirmative. « Parler des européennes, c’est essentiel pour la vie de la Nation (…) Je ne comprends pas pourquoi parler de ce qui se joue dans ces élections serait sortir de mon rôle », a insisté le président. Fin du suspens. Mais l’entretien a commencé sur l’autre sujet qui domine l’actualité, la guerre en Ukraine et du rapport de force avec la Russie de Poutine.
Emmanuel Macron veut que la France amplifie son aide aux forces armées ukrainiennes. Ce nouveau soutien ne conduira pas à une escalade avec la Russie car il ne croit pas aux menaces prononcées par Vladimir Poutine à ce sujet, notamment celle d’user de l’arme atomique contre les Occidentaux.
Dans cette perspective, Paris va livrer des Mirage 2000-5 à Kiev « qui permettront à l’Ukraine de protéger son sol, son espace aérien ». Emmanuel Macron n’a pas, toutefois, préciser leur nombre. La formation des pilotes se fera, a-t-il assuré, « d’ici à la fin de l’année » : soit lors des six prochains mois.
Outre ces Mirage, la France va aussi instruire et équiper un bataillon de 4 500 militaires ukrainiens. Le président français n’a pas exclu d’envoyer des instructeurs sur le sol ukrainien. Il réfléchit, avec d’autres pays européens, à ce projet, car « il ne doit pas y avoir de tabou sur ce…
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Auteur: Bernard Gorce avec Laurent Larcher

