Emmanuel Macron est arrivé dimanche soir à Hanoï, au Vietnam, pour démarrer une tournée en Asie du Sud-Est qui le mènera, jusqu’à vendredi, en Indonésie puis à Singapour. Le président français, accompagné de son épouse Brigitte Macron, sera reçu lundi 26 mai par son homologue vietnamien Luong Cuong et par le secrétaire général du Parti communiste To Lam, pour cette première de trois visites d’État en un peu moins d’une semaine. Mardi, il rencontrera des acteurs du secteur de l’énergie, thème clé de sa visite, et échangera avec des étudiants vietnamiens.
Défendre la « stratégie indo-pacifique »
Après s’être rendu plusieurs fois en Inde et en Chine, mais aussi dans des pays de l’océan Pacifique comme Vanuatu ou la Papouasie-Nouvelle-Guinée, et récemment dans l’océan Indien, il entend mettre à profit ce nouveau déplacement pour défendre sa « stratégie indo-pacifique ».
Énoncée dès 2018, elle consiste à proposer une troisième voie aux pays de la région, pris en tenailles dans la confrontation entre les États-Unis et la Chine, et trouve selon Paris toute sa pertinence depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche avec ses menaces de guerre commerciale. Au Vietnam, où Emmanuel Macron se rend pour la première fois, cette posture de « puissance d’équilibre » peut trouver un écho : le pays veille lui-même à trouver un certain équilibre dans ses relations avec la Chine et les États-Unis, afin de maximiser ses intérêts commerciaux, dans la lignée de sa « diplomatie du bambou ».
L’énergie, thème clé de la visite
L’Élysée espère y « renforcer les coopérations dans les secteurs stratégiques tels que l’énergie, les transports et la défense ». Plusieurs patrons d’entreprises françaises accompagnent le président dans tout ou partie de sa tournée, dont ceux d’EDF, Dassault Aviation, Airbus Aviation, Naval Group, Eramet ou encore CMA GCM.
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Auteur: La Croix (avec AFP)

