« Emmanuel Macron, il faut que cela cesse »

Cinquante ans. Cinquante ans séparent la mort de Malika Yezid, 8 ans, en 1973, de celle de Nahel, 17 ans, en juin dernier. Cinq décennies au cours desquelles ont défilé, dans les journaux télévisés et jusqu’aux brèves de la presse locale, les personnes mortes, blessées ou mutilées par les forces de l’ordre. Avec une augmentation de 57 % en trois ans, révélait Politis cet hiver. Une hausse que l’on peut relier à celle du nombre de personnes dépositaires de l’autorité publique mises en cause dans des affaires de violences policières.

Derrière ces données, que les pouvoirs publics s’efforcent de ne pas compiler, il y a des familles. Chacune d’entre elles se souvient du jour où la nouvelle a bouleversé sa vie. Cet appel qui fait tout basculer. Un père, un frère, une cousine, une épouse. Disparu, là, dans la rue, dans sa voiture, dans un commissariat, en cellule. Ou revenu chez soi avec un œil, une main, des doigts, une partie du cerveau en moins. Un corps sans vie ou marqué à vie par l’action de la police ou de la gendarmerie. L’effondrement. Et puis cette force, résumée dans un message et réclamée comme un mantra : Vérité et Justice. Deux mots aux centaines de visages. Politis et Basta ! ont réuni certains d’entre eux. Plus de 30 familles et victimes de violences d’État ont pris la plume pour s’adresser directement à Emmanuel Macron. Et lui dire d’une seule voix : « Il faut que cela cesse. » 

ZOOM : Quelques dates clés pour comprendre l’évolution de la doctrine policière.

1944 Création des CRS.

1968 « Frapper un manifestant tombé à terre, c’est se frapper soi-même en apparaissant sous un jour qui atteint toute la fonction policière », dixit…

La suite est à lire sur: www.politis.fr
Auteur: Hugo Boursier

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