A partir de ce mardi 8 juillet, Emmanuel Macron pourra de nouveau dégainer l’arme de la dissolution. Un an après les élections législatives de 2024, le président de la République retrouve la pleine jouissance de l’arsenal constitutionnel. En effet, l’article 12 de la Constitution impose un délai de douze mois avant de pouvoir dissoudre, à nouveau, l’Assemblée nationale. De là à imaginer une nouvelle dissolution de la chambre des députés ? En juin, le principal intéressé assurait que ce n’était pas sa volonté. « Mon souhait, c’est qu’il n’y ait pas d’autre dissolution […] mais mon habitude n’est pas de me priver d’un pouvoir constitutionnel », a-t-il prévenu, n’excluant pas de dissoudre « si des formations politiques décidaient […] de bloquer le pays ».
Véritable arme nucléaire de la vie politique française, cette ambiguïté autour de la dissolution pourrait être utilisée par le président de la République afin de renforcer son poids sur la vie politique française. Une volonté de revenir dans le jeu politique déjà esquissée le 13 mai sur TF1 lorsque le chef de l’Etat laissait entendre la possibilité d’organiser un référendum sur la fin de vie si les débats s’enlisaient au Parlement.
Une manière de revenir au centre du jeu politique ?
La menace de la dissolution pourrait pleinement s’exercer à l’automne lorsque les débats sur le projet de loi de finances de 2026 débuteront. En effet,…
Auteur: Henri Clavier

