Le rétropédalage, tant attendu, s’est révélé extrêmement bref. Il s’est résumé à une poignée de mots. Si le 20 décembre, sur France 5, Emmanuel Macron se congratulait d’être « inattaquable sur la lutte contre les agressions faites aux femmes », quatre semaines plus tard, lors de sa conférence de presse, le chef de l’État a concédé : « Si j’ai un regret, c’est de ne pas avoir assez dit [lors de l’interview télévisée] combien la parole des femmes qui sont victimes de ces violences est importante. »
Une petite phrase – au milieu de plus de deux heures de cérémonie – qui intervient quelques jours après le rassemblement de plusieurs milliers de personnes devant les préfectures et les palais de Justice d’une quarantaine de villes françaises pour protester contre la politique du chef de l’État face aux violences sexistes et sexuelles. Preuve que le chef de l’État peut bel et bien être « attaqué ».
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Cette action était organisée par plusieurs associations féministes – Fédération Nationale Solidarité Femmes (qui a créé le numéro d’écoute 3919), Collectif féministe contre le viol, le Planning familial, des comités locaux de NousToutes, etc. À Paris, elle s’est tenue devant la place Saint-Augustin, où de nombreuses prises de parole pointaient « l’inversion de la culpabilité », faisant référence à la « chasse à l’homme » dont serait victime Gérard Depardieu, selon Emmanuel Macron.
« Nous croyons à la présomption de sincérité », affichait de son côté le communiqué du collectif Grève Féministe, qui coordonnait l’événement, ce jeudi 11 novembre. Un principe affiché toute la soirée…
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Auteur: Hugo Boursier

