« Adolescence », série phénomène qui explore l’influence des réseaux sociaux et des discours masculinistes sur les jeunes garçons, a fait une véritable razzia dimanche 14 septembre aux Emmy Awards, lors d’une soirée également marquée par le triomphe de « The Studio ». Cette satire d’Apple TV + sur les coulisses de Hollywood a remporté 13 trophées, dont celui de la meilleure comédie.
Cette année, la catégorie mini-séries, réservée aux productions d’une seule saison, a capté l’essentiel de la lumière. Car « Adolescence », qui suit un jeune Britannique de 13 ans accusé d’avoir tué une camarade de classe, a régné sans partage avec huit récompenses, après avoir provoqué d’intenses débats de société, au Royaume-Uni et ailleurs.
« Nous ne nous attendions pas à ce que notre petite émission ait un tel impact », a avoué Stephen Graham, élu meilleur acteur pour son incarnation d’un père de famille qui découvre avec horreur la face sombre de son fils.
Sacrée meilleure mini-série, cette production Netflix où les épisodes se déroulent en un seul plan-séquence a entre autres été récompensée pour sa réalisation, son scénario et a raflé les meilleurs seconds rôles – féminin et masculin – pour Erin Doherty et Owen Cooper.
Le comédien d’à peine 15 ans, impressionnant en adolescent fragile et manipulateur, incapable de gérer ses frustrations, devient le plus jeune acteur à remporter un Emmy. « Honnêtement, quand j’ai commencé ces cours de théâtre il y a quelques années, je ne m’attendais pas à me retrouver aux États-Unis, encore moins ici », a-t-il lâché.
Débuts gagnants pour « The Studio »
« The Studio » a frappé fort en raflant le plus grand nombre de trophées jamais gagnés par une première saison dans la catégorie comédies. Son co-créateur Seth Rodgen a été élu meilleur acteur pour son rôle de directeur créatif…
Auteur: La Croix (avec AFP)
