Une enfant tuée par des fleurs empoisonnées aux pesticides
L’information a fait le tour de la presse et pourtant, elle n’en reste pas moins insoutenable. Après des années à lutter contre le cancer, Emmy Marivain est décédée à l’âge de 11 ans en mars 2022. Un décès très médiatisé, puisque la jeune fille a été le premier enfant dont le décès a été reconnu par le Fonds d’indemnisation des victimes de pesticides (FIVP), en juillet 2023, selon les informations du Monde et de la cellule investigation de Radio France.
De fait : alors que la mère de l’enfant, Laure Marivain, a travaillé plusieurs années comme fleuriste puis comme représentante de fleurs dans les Pays de la Loire, le Fonds a reconnu « le lien de causalité entre la pathologie [de la petite fille] et son exposition aux pesticides durant la période prénatale », développent nos confrères du Monde.
Pendant sa grossesse, la mère était en contact avec des fleurs et plantes traitées aux pesticides en provenance des Pays-Bas et d’Amérique du Sud. Cette exposition in utero aux pesticides s’est traduite dès la grossesse par des signes alarmants.
« Je prenais très peu de poids et mon bébé aussi », explique Laure Marivain auprès de Radio France.
S’en suivent de longues années de calvaire pour sa fille : d’abord un accouchement difficile, puis des douleurs osseuses dès trois ans, le diagnostique d’une leucémie l’année suivante, avant plusieurs années de combat, entre chimiothérapies, greffes et opérations, contre ce cancer des cellules de la moelle osseuse particulièrement mortel et agressif.
« Je me suis rendu compte que sur un bouquet, il pouvait y avoir 43 pesticides différents, continue la mère de famille auprès de Radio France. J’ai compris que les fleurs étaient des tueuses invisibles. »
Contre « ces tueuses invisibles », et pour rendre justice à sa fille à qui elle en a fait la promesse, Laure Marivain a…
Auteur: Cecile Massin

