Quatorze soirées de lecture suffisent à améliorer la capacité des enfants à se mettre à la place des autres et à imaginer des solutions originales.
En 2024, 51 % des familles faisaient la lecture à voix haute à leurs très jeunes enfants et 37 % à leurs enfants âgés de 6 à 8 ans.
Certains parents expliquent qu’ils cessent de lire à voix haute à leurs enfants en primaire parce que ces derniers savent désormais lire seuls.
Je suis neuroscientifique et mère de quatre enfants, et je me suis demandé si, avec cet arrêt, les enfants ne perdaient pas davantage que le simple plaisir d’écouter une histoire lue à voix haute. Je me suis notamment interrogée sur les effets possibles sur leur empathie et leur créativité.
Une piste simple issue des travaux scientifiques
J’ai étudié et écrit sur l’empathie et la créativité dans le cadre de ma démarche personnelle pour mieux comprendre comment être une bonne mère. J’ai constaté que ce ne sont pas des talents innés que l’on possède – ou non – à la naissance. Ce sont des compétences qui se développent avec la pratique, tout comme l’apprentissage du piano.
Or, à l’école primaire, mes enfants n’étaient formés ni à l’empathie ni à la créativité. Et les données montrent que l’empathie des jeunes et que leur créativité ont peut-être reculé au cours des dernières décennies.
L’empathie ne se résume pas à la gentillesse. C’est une véritable force qui aide les enfants à anticiper les comportements et à évoluer en sécurité dans des situations sociales complexes. Elle les rend plus aptes à décoder les expressions du visage et les signaux émotionnels.
Quant à la créativité, elle est essentielle pour l’autocontrôle et la résolution de…
Auteur: Erin Clabough, Associate Professor of Psychology, University of Virginia

