En 2026, le coût des intérêts de la dette pourrait dépasser le budget de l’Éducation nationale, avertit Pierre Moscovici

D’année en année, la Cour des comptes n’a cessé de tirer la sonnette d’alarme sur la situation des finances publiques. Auditionné ce 8 juillet par la commission des finances du Sénat, son premier président Pierre Moscovici a insisté sur la gravité du tableau budgétaire français. « Nous sommes aujourd’hui vraiment au pied du mur », a-t-il mis en garde.

Le second tome sur la situation et les perspectives des finances publiques de la Cour des comptes, publié il y a quelques jours, évalue à 105 milliards d’euros les efforts nécessaires (via des économies ou recettes supplémentaires) pour ramener le déficit sous les 3 % du PIB en 2029, comme le souhaite le gouvernement. C’est à partir de ce niveau que la dette peut être stabilisée. « Réduire la dette n’est pas une option, c’est un impératif. Cela devrait être un constat partagé. Nous avons le choix entre l’effort maintenant, volontaire, maîtrisé, raisonnable, intelligent, et l’austérité demain, subie, imposée et stupide. Prenons garde à ça », a averti Pierre Moscovici. Cet effort budgétaire de 105 milliards est deux fois plus élevé que celui qui était encore nécessaire « il y a moins de deux ans », pour aboutir au même objectif.

Jugeant la trajectoire budgétaire de la France « très fragile », avec une prévision de croissance « vulnérable à d’éventuelles mauvaises surprises », le premier président de la Cour des comptes a estimé qu’il…

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Auteur: Guillaume Jacquot

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