Nous sommes partis à Terre & Humanisme où, assise à l’ombre d’un chêne, Léa Ostermann, chargée de communication, d’évènementiel et de pédagogie au sein de l’association depuis sept ans, Clément Doche, animateur, administrateur, formateur et ancien jardinier et Morgane Salzard, coordinatrice du pôle expertise et conseil formation de l’association depuis plus d’un an, nous content l’histoire de cette association qui plus qu’un projet agricole est celui du rêve d’une nouvelle société.
Terre & Humanisme a été créée par des proches de Pierre Rabbi en 1994. Leur intention était de faire fleurir une association capable de porter et de diffuser les idées de l’agroécologie ainsi que ses principes. A visée internationale, l’association a établi son camp de base en 1999 à Lablachère en Ardèche au Mas de Beaulieu.
« Le challenge était de taille car la terre était très mauvaise, peu fertile et très sèche. Ils voulaient s’installer en agroécologie afin de refertiliser les sols et recréer de la biodiversité ».
Terre & Humanisme s’étend sur 1,2 hectares dont 800m2 en zone cultivée. En s’y baladant, on y croise des espaces dédiés aux jardins-forêts ou encore aux plantes médicinales et aromatiques. Dans le verger potager, on y trouve 250 espèces végétales cultivées et sauvages sur 200m2 et sur l’ensemble du site, plus de 500 variétés.
Cet endroit ne se revendique pas comme une ferme ou un lieu de vie. C’est un petit jardin familial dont le but est d’accueillir du grand public afin de le sensibiliser aux pratiques de l’agroécologie. Un lieu pédagogique et de transmission.
En effet, toute la production est consommée ou transformée par les personnes accueillies ou les salariés mais il n’y a pas de vente. Petit à petit, tout comme l’oiseau fait son nid, Terre & Humanisme a peaufiné sa réflexion sur la formation de nouveaux acteurs, semeurs de graines de pratiques agronomiques,…
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Auteur: Liza Tourman

