L’armée française, que le monde entier nous envie, a perdu toutes ses batailles depuis 1918, même, ultime avatar, l’offensive du Sahel. Mais pas perdu la guerre d’Algérie. Ici c’est un salaud nommé De Gaulle, qui a volé la victoire de nos héros kaki. Pour l’accorder à ceux que ces distingués linguistes nommaient « ratons ». Cet épisode reste un vol historique et l’on regrette que l’arbitrage vidéo n’ait pas existé à l’époque : la France avait gagné. Ce sont bien nos exemplaires bataillons qui ont triomphé des sous humains, souvent trop bruns de peau.
Avec l’appui d’hommes nouveaux comme Retailleau et ses clones, nous devons être en mesure de remettre les églises au milieu des douars algériens. Au Sacré Cœur de Cholet les oreilles de Bruno n’ont-elles pas été lavées au son du « Veni creator » : « Chasse au loin l’ennemi qui nous menace ».
Voilà ce qui ferait de Bruno un vrai chef, comme le dirait Bocuse. En gladiateur dans les cages du Puy du Fou n’a-t-il pas déjà dompté de féroces boucs et, participé, en 97, à la l’impitoyable bataille d’« Intervilles » (1). Cet homme est aguerri, il ne lui en faut pas plus pour reprendre en main cette Algérie défaite, terrassée par Massu, Bigeard et Aussaresses. Le fruit est mur, reste donc à poser les clochers.
Ancien soldat, qui fut deuxième classe, puis caporal, puis deuxième classe, parlant donc en expert autant que les guerriers de Bolloré, j’affirme qu’il est urgent de jouir de notre victoire « sur le terrain ». Mieux orphelins de notre douce présence civilisatrice le peuple algérien nous attend.
Reprendre pied sera facile. Et bientôt lors du passage de Retailleau en limousine découverte sur les avenues d’Alger, les opprimés de la Révolution et du FLN agiterons des palmes. Ce ne sera pas une revanche mais une simple justice : l’Algérie appartient au « ventre à choux » vendéen et ses amis. L’Algérie c’est…
Auteur: Jacques-Marie BOURGET

