Où s’arrêtera la vague de la jeunesse qui déferle sur l’Europe et le monde ? Alors que les sociétés occidentales sont dirigées par des néolibéraux autoritaires, et écrasées par la génération boomer bien décidée à sacrifier celles qui lui succéderont, la jeunesse crie partout son envie de vivre et d’avoir un avenir.
En Allemagne, un collectif baptisé «Gen Z regelt», soit «Gen Z organisée» a lancé des mobilisations samedi 31 octobre pour demander des moyens pour l’éducation, dénoncer la hausse du cout de la vie, refuser le service militaire et réclamer la chute du gouvernement de droite radicale. Des revendications quasiment identiques à celles qui explosent en France, en Italie, en Belgique et dans de nombreux pays.
Il y avait le 31 octobre 165.000 jeunes dans les rues de 34 villes, dont Berlin, Francfort, Hambourg, Brême, Stuttgart, Karlsruhe ou Cologne. Ces manifestations font suite à plusieurs grève scolaires contre le militarisme et les politiques guerrières du gouvernement allemand. La colère étudiante ne faiblit pas : «Nos écoles sont désormais dans un état déplorable. Il y a de la moisissure partout et nous n’avons pratiquement plus d’enseignants» dénoncent des participants.
Les médias allemands diffusent un récit anxiogène, brandissant le risque de «troubles comme en France» et la peur d’une contagion des «émeutes» françaises. Des appels à interdire les manifestations et à déployer l’armée sont diffusés par une partie de la classe politique.
Cela n’a pas empêché le surgissement : cortèges, blocages, manifestations nocturnes et affrontements. À Francfort, place forte de la finance, des magasins ont été pillés. Des dizaines d’arrestations sont à déplorer, et les autorités parlent de nombreux policiers blessés. D’autres mobilisations de la jeunesse sont annoncées en novembre.
Partout, la Gen Z se révolte et tient la rue pour faire trembler les…
Auteur: B
