Le site évacué
« Avec notre sabotage, nous nous sommes fixés pour objectif de réaliser le plus grand black-out possible de la Gigafactory », ont écrit les activistes du groupuscule allemand dans un communiqué.
Le mardi 5 mars au matin, à Grünheide, près de Berlin, une panne de courant s’est déclenchée après l’incendie volontaire d’un pylône électrique, entraînant l’évacuation des employés présents sur le site ainsi que l’arrêt de la chaîne de production de l’usine Tesla.
Tesla « mange de la terre, des ressources, des hommes, de la main-d’œuvre et crache pour cela 6 000 SUV, machines à tuer et monster trucks par semaine », écrivait encore « Vulkan Gruppe », à l’origine du sabotage.
Au total, 12 000 salariés y travaillent et 6000 véhicules électriques par semaine y sont construits, pour ce qui constitue le seul site de production européen du constructeur.
« Cela représente pour nous des dommages économiques d’un montant à neuf chiffres et nous n’avons actuellement aucune visibilité claire quant au moment où nous pourrons reprendre la production », a déclaré à la presse André Thierig, directeur de l’usine.
Une volonté d’agrandissement
Ce sabotage intervient dans un contexte de tension entre le constructeur automobile et les riverains du site de production, soutenus par les défenseurs de l’environnement.
En effet, l’usine envisage de s’étendre sur 170 hectares supplémentaires dans l’objectif de doubler sa production pour atteindre 1 million de véhicules électriques par an. Un tel agrandissement impliquerait cependant la destruction de « 100 hectares de pins pour faire de la place à une nouvelle gare de marchandises, des entrepôts ainsi qu’une crèche », comme le rapportent nos confrères du Monde.
À ce titre, les associations et populations locales se mobilisent activement depuis le mois de février. Depuis quelques semaines, des activistes ont par ailleurs…
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Auteur: Juliette Boffy

