Chili, correspondance
Maux de tête, difficultés respiratoires, démangeaisons des yeux… Les symptômes s’accumulent pour les habitants de l’est de la Bolivie, qui vivent depuis trois mois sous un épais nuage de fumée, provoqué par les incendies de forêt incontrôlables. Selon les autorités locales de la région de Santa Cruz, la plus peuplée et la plus dévastée par les flammes, plus de 7 millions d’hectares de l’Amazonie ont brûlé, soit la surface de l’Irlande. C’est huit fois plus que les grands incendies de 2022 en Europe.
« Santa Cruz est passée d’un paradis à l’enfer », a déclaré Jhonny Rojas, coordinateur des opérations d’urgence de cette région bolivienne. Les fumées ont atteint plusieurs villes du pays, comme Cochabamba ou La Paz, où la qualité de l’air a été qualifiée de « très mauvaise », obligeant les écoles à fermer pour protéger la santé des élèves. Les pompiers, qui manquent de moyens, luttent quotidiennement pour éloigner les flammes des maisons, et sont rejoints par des habitants qui prêtent main-forte, souvent sans équipement ni protection.
In recent weeks, #Bolivia has faced severe forest fires.
The #EUCivilProtection Mechanism has been activated, with Spain deploying an 8-member advisory team and 40 firefighters from the Reinforcement Brigades for Forest Fires (BRIF) to help combat the blazes.
¡Gracias España ! pic.twitter.com/FfGoZDeBfO
— EU Humanitarian Aid | Latin America & Caribbean (@ECHO_LatAm) September 20, 2024
« Depuis trois mois, nous luttons contre les feux avec nos propres forces, en mettant nos vies en danger avec des moyens limités. Ça n’a pas été suffisant, nous sommes débordés », indique la communauté autochtone Monte Verde, l’un des territoires assiégés par les feux. La moitié de leurs terres ancestrales a brûlé et plusieurs familles ont perdu leur maison, leur bétail, leur potager et ont dû être évacuées. C’est cette…
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Auteur: Marion Esnault

