Samedi 11 octobre, 14 h 52 : 768 010 800 animaux ont été tués pour nourrir Paris depuis les dernières élections municipales. Les gros chiffres bleus sur fond blanc et les chasubles orange interpellent les passants. « C’est L214 », « Je vous soutiens ! », peut-on entendre sur la place de l’Hôtel de ville de la capitale. Tous ne s’arrêtent pas pour discuter avec les bénévoles de l’association de protection animalière, mais la plupart leur adressent au moins un sourire.
Onze militants se tiennent immobiles pour tenir le compteur sur le centre de la place, pendant une heure et demi et sans un bruit. Une équipe relaie la première sous un soleil bienvenu. Ce sont 120 animaux qui s’ajoutent au compteur macabre chaque trente secondes. En trois heures d’action, L214 aura dénombré 43 200 vies en moins.
Sur place, le silence surprend. Mila Sanchez, salariée chargée des campagnes politiques, explique cette mise en scène : « C’est une action silencieuse justement parce que la mort des animaux qu’on mange, on ne la voit pas, ne l’entend pas, ce n’est pas quelque chose qui est présent dans la ville. C’est une manière de mettre en avant une hécatombe silencieuse et invisible. »
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Cette action est la toute première mise en place par L214 en vue des élections municipales de l’année prochaine. Elle mobilise au niveau national : outre Paris, elle se tient dans 34 villes. Pour engager les municipalités dans la cause des animaux, L214 a établi une liste de huit mesures à suivre pour les élus et futurs élus. Mila Sanchez informe que « cette charte s’inscrit dans une campagne plus globale de l’association, le Sauvetage du siècle, qui vise à diminuer de moitié le nombre…
Auteur: Caroline Baude

