Une filière née d’un diagnostic
Tout commence par une enfant et une maladie. En 2009, Maud Abbott, Normande, et son mari Jason, Texan, apprennent que leur fille est cœliaque. La maladie cœliaque est une pathologie auto-immune : la gliadine, protéine présente dans le blé, déclenche une destruction progressive de la muqueuse intestinale.
Elle touche 1 % de la population, souvent des années avant d’être diagnostiquée. Face au vide du marché français en produits locaux sans gluten, la famille choisit de créer la filière elle-même, en Anjou.
Benoît Calmès, généticien de formation diplômé de l’INRA, a rejoint l’aventure avec une conviction : le quinoa est une réponse agricole autant que médicale. « Nous sommes passés de 17 à 4 000 hectares », s’émerveille-t-il. Un tiers du quinoa français est aujourd’hui angevin.
Plant de Quinoa
Le quinoa, allié des intestins fragilisés
Pour les personnes cœliaques, chaque repas est un arbitrage. Le moindre résidu de gluten, même infime, peut provoquer une réaction inflammatoire grave. Le quinoa est naturellement sans gluten, mais encore faut-il que sa production soit irréprochable. C’est précisément l’engagement de Perles d’Anjou. « Nous opérons sur un site sans gluten ni allergènes.», décrit Benoît Calmès.
Au-delà de l’absence de gluten, le quinoa présente un profil nutritionnel de qualité. Il contient 14 g de protéines complètes pour 100 g, avec tous les acides aminés essentiels. C’est rare dans le règne végétal.
Il apporte trois fois plus de fibres que le riz (7 g/100 g), nourrit le microbiote intestinal et favorise un transit régulier. Pour des intestins fragilisés, cette richesse en fibres douces représente un vrai soutien.
Son index glycémique bas (53) en fait également un aliment de choix pour les personnes diabétiques ou souffrant de résistance à l’insuline, fréquemment associées aux pathologies digestives chroniques.
Le quinoa…
Auteur: Isabelle Vauconsant

